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Sanctuaire, temple, thermes, voie.

60129 Glaignes Oise

Le site archéologique de Champlieu se situe non dans la vallée, mais sur le plateau à 2 km au nord du village, en pleins champs, à une altitude de plus de 130 m au-dessus du niveau de la mer. Le nom est emprunté à un hameau, localisé à 700 m au sud-ouest ; un peu plus près se trouve par ailleurs la ruine de la chapelle romane du prieuré de Champlieu, remontant au xie siècle et classée également monument historique4. La lisière de la forêt de Compiègne s'approche de quelque 300 m des ruines gallo-romaines, au nord-est.

Ces ruines correspondent à trois établissements bien distincts, mais très proches les uns des autres : un édifice de spectacle, des thermes et un temple. La chaussée Brunehaut de Senlis à Soissons, d'origine antique mais indatable, passe entre le temple au nord et les arènes au sud ; les thermes sont encore situés plus au sud. Le terrain propriété du département est juste suffisamment grand pour laisser place à quelques arbres autour des vestiges.

Une bonne protection nécessiterait l'acquisition d'une partie des terres agricoles autour, et serait également indispensable pour élargir le périmètre des fouilles. En effet, les fondations des habitations de la cité gallo-romaine sont enfouies sous les champs et sous les parcelles les plus proches de la forêt.

Il faut noter que le site était occupé dès l'Age du Fer, et que différents états du sanctuaire ont été identifiés : 

Le sanctuaire primitif est antérieur à la conquête romaine de la région, et il a survécu en l'état pendant un certain temps après la conquête, la romanisation ne s'étant pas faite immédiatement. La structure de ce premier édifice n'est pas très claire ; n'ont été identifiés que des fossés d'enceinte, des fosses destinées à recevoir des poteaux et des trous de piquet et de poteau. Il a dû s'agir le plus probablement d'un édifice sur pilotis. La construction remonte à La Tène II (260 - 150 av. J.-C.), époque de laquelle datent certains objets trouvés, et s'échelonne jusqu'à La Tène D1 (150 - 70 av. J.-C.)), comme l'indique le caractère de certaines structures. Le mobilier archéologique se limite à des fragments de céramique grossière et à des outils en os quasiment réduits à l'état pulvérulent.

Le fanum romano-celtique du 1er siècle. 

Ce premier fanum construit « en dur » est lui aussi rapidement remplacé par une construction issue de la troisième phase d'occupation du site : c'est le premier édifice romano-celtique du site, bâti vers l'an 40 ap. J.-C. et utilisé jusqu'en 110 environ. Pour la première fois, la reconstitution du plan est possible sans ambiguïté. L'on reconnaît aisément deux fondations de plan quadrangulaire, l'une comprise dans l'autre. La fondation extérieure est celle d'une galerie de circulation supportant un péristyle, et la fondation interne appartient à une cella à pièce unique ouverte vers l'est.

Le temple du 2e siècle

Finalement, le second fanum est remplacé après 110 par un temple romain proprement dit, récupérant en partie le soubassement de son prédécesseur. Le plan reste similaire, mais l'architecture et l'ornementation son beaucoup plus abouties, et comme principale différence, le temple est édifié sur un podium. C'est ce temple dont l'existence est suggérée dès le xixe siècle, et auquel se rapportent la plupart des débris retrouvés à l'époque. Les planches d'illustrations ci-dessous correspondent à cet état. 

Source  : https://fr.wikipedia.org/wiki/Champlieu

Ouvert en accés libre toute l'année. 

Le site peut être visité pendant toute l'année en accès libre. Étant donné ce qui vient d'être dit, presque plus rien n'est visible du temple, hormis le chéneau au sud et quelques blocs de pierre non sculptés. Des thermes, ne subsiste que la partie inférieure des murs ; même les baignoires et l'hypocauste ont disparu, tout comme le mur extérieur. Le théâtre paraît comme l'édifice le plus complet, mais la distinction entre les parties authentiques et les reconstructions totales lors de « restaurations » au xixe siècle n'est pas toujours évidente.
Visites et animations lors des Journées du Patrimoine.