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Village médiéval abandonné de Casenoves

Ille-sur-Têt Pyrénées-Orientales Occitanie

L'ancien hameau abandonné de Casesnoves est l'un des premiers villages situés au bord de la Têt après l'entrée de celle-ci dans la plaine. Il se trouve sur la rive gauche du fleuve, sur un cône de déjection apporté par le ravin de Casesnoves, accolé à des falaises. Le village est situé à une altitude de 161 m alors que le plateau le surplombant culmine rapidement aux alentours de 300 m. Les riches terres alluviales de la vallée de la Têt sont le domaine des vergers. Le plateau, ancien territoire d'élevage, est en grande partie couvert de landes et de forêts ouvertes.

Casesnoves provient du latin Casas novas qui signifie « huttes neuves », puis « maisons neuves », via le catalan. La forme Casas novas apparaît pour la première fois en 1763. Les formes Casanoves, Cazenoves sont parfois rencontrées. Casenoves est également fréquemment utilisé au xxe siècle, notamment par l'administration ou le poète local Joseph-Sébastien Pons qui a écrit :

« J'ai fait de Casenoves ma promenade favorite.
Nul paysage ne m'est plus cher que ce village en ruines, que cette tour carrée, le long des falaises de la Tet. »

 

Casesnoves fait son apparition dans l'Histoire au 11° siècle, dans un texte mentionnant le Villarunculo de Casasnovas. L'église est construite aux alentours 1054 et la tour carrée sans doute à la fin de ce siècle. Il est possible que les travaux de construction de l'église au 11° siècle aient été réalisés en deux fois, avec une première construction au début du siècle et une surélévation à la fin.

L'édifice initial est de petite taille, formé d'une travée de chœur encadrée d'une abside semi-circulaire et d'une nef rectangulaire unique. L'accès est assuré par une petite porte. L'intérieur de l'église est décoré de peintures peu après, sans doute au début du 12 siècle.

Le premier texte connu mentionnant la chapelle date de 1288 est un acte citant un dénommé Ramon Joan, prêtre et chapelain de cette église.

Des travaux sont entrepris au 13 ou 14° siècle : la nef est prolongée vers l'ouest et surmontée à son extrémité d'un clocher-mur, une chapelle est ajoutée au nord, la porte, située au sud, est murée et remplacée par un portail situé dans la nouvelle partie du bâtiment. La nouvelle chapelle latérale est également décorée de peintures. À cette époque, l'église est entourée d'un cimetière.

En 1561, la paroisse de Casesnoves est incorporée à celle d'Ille. Destituée de son statut d'église paroissiale, la chapelle de Casesnoves reste un lieu de culte jusqu'à la Révolution française, pendant laquelle elle est vendue en tant que bien national.

Vers 1840, un calice en étain datant du 12 ou du 13 siècle et une boite en bois contenant des reliques sont découverts dans l'église. Ils sont donnés, peu avant 1890, au musée de Cluny. 

En 1990, la commune d'Ille-sur-Têt achète l'église et lance une campagne de travaux de restauration du bâtiment, complétée par une deuxième campagne en 1992 : les murs sont consolidés et la toiture rénovée.

 

 

 

Source : 

- texte et cartes : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Sauveur_de_Casesnoves

- crédit photo : @laurylang, compte Twitter https://twitter.com/laurylang

Entrée libre et gratuite