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Menhir gravé agglomération gallo-romaine de Vitus Pictavis

305 km

Naintré Vienne Nouvelle-Aquitaine

A visiter avec les ruines du théatre situé à proximité, utiliser l'appli. 

Le menhir constitue l'un des monuments singuliers de l'agglomération. Implanté en dehors de la zone inondable, au centre de l’agglomération et à l’écart de la voie Lemonum (Poitiers)-Caesarodunum (Tours). Il s’agit d’un monolithe en grès, de 2,60 m de haut et de 1,65 m de large, dont l’origine est sans doute antérieure au développement de l’agglomération.

 

La photographie aérienne a révélé son implantation à l'extrémité d’une vaste esplanade de plan rectangulaire dépourvue, semble-t-il, de toute construction en dur. Cette esplanade est située en bordure d’un portique, intégré à l'insula voisine qui est occupée par un ensemble de bâtiments à caractère monumental (édifice public ?).

Cette pierre a paru propice pour servir de support à une inscription en langue gauloise, gravée en lettres latines au bas de sa face sud-est.

 

Lecture de M. Lejeune :

 

RATIN BRIVATIOM
FRONTU . TARBETISONIOS
IEVRV                                                                    ou
RATIN BRIVATIOM
FRONTU . TARBEISONIOS
IEVRV 
   

 

Cette inscription, dont les premiers témoignages remontent au XVIIIe siècle, correspond à une dédicace identifiable grâce au verbe ieuru placé en fin de formulaire.          
Le bénéficiaire, où plus exactement les bénéficiaires, nous sont connus indirectement grâce au terme Briuatiom, qui est le génitif pluriel de Briuatis : habitant de Briua (Lejeune, 1988, p. 81). Le nom de cette localité gallo-romaine était donc très certainement Briua qui signifie le pont, ou le passage à gué. Cette mention fait par ailleurs écho à la découverte en 1991 d'une chaussée dallée supportée par une sorte de pilotis assurant la liaison entre les deux rives.
 Frontu, le dédicant, est un nom d’origine latine Fronto, dont la terminaison en "-o" est celtisée en "-u". L’inscription précise qu’il est le fils de Tarbetisonios, dont le nom est certainement indigène.

 

La traduction du terme ratin, qui concerne l’objet de la dédicace peut désigner à la fois, une fortification, une digue ou un gué. L’absence de traces de fortification nous conduit à supposer que l’objet de la dédicace n’est autre que le pont découvert aux Berthons.

Source : http://theatredevieuxpoitiers.over-blog.com/pages/Lagglomeration_antique-3093175.html

Crédit photographique : A. Ollivier.