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Théâtre gallo-romain et vestiges gaulois.

201 km

Tintignac Naves Corrèze

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Le site archéologique de Tintignac situé à Naves en Corrèze est caractérisé par la superposition d'un sanctuaire gaulois et d'un temple gallo-romain et par la qualité des découvertes, en particulier un dépôt gaulois contenant des objets méconnus et exceptionnels tels que des trompettes de guerre et des casques fabuleux. Le site a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques sur la liste de 1840.

Tintignac-Naves borde une ancienne voie protohistorique importante, surnommée la "route des métaux" car on y faisait transiter l'étain, un métal rare et indispensable à la fabrication de bronze, venu d'Armorique ou de Cornouailles jusqu'aux rives de la Méditerranée. Du fait de la présence d'un très important bassin minier à l'époque gauloise dans la vallée de la Corrèze où l'on extrayait de l'or et du fer, les archéologues pensent que les Lémovices échangeait leurs métaux avec les commerçants empruntant cette voie. Sous Hadrien est construite la voie romaine reliant Lugdunum à Burdigala en passant par Augustonemetum et Vesunna, le carrefour entre la voie antique et la voie impériale surnommée "voie d'Hadrien" se trouve alors à Tintignac-Naves.

Autour du sanctuaire, les recherches récentes menées depuis 2003 ont montré l'existence d'une occupation ponctuellement assez dense mais dispersée, aussi bien à l'époque gauloise que durant la période gallo-romaine. Le sanctuaire fait donc plutôt partie de ce qu'on appelle une "agglomération secondaire", que d'une véritable ville.

On peut noter plusieurs phases de changement dans le site correspondant à l'édification ou au remaniement des bâtiments. La première semble être la romanisation du site, détruit sans doute par les élites gauloises soucieuses de plaire au nouveau pouvoir romain à la fin du ier siècle avant notre ère. La deuxième pourrait correspondre à la construction de la voie impériale amenant un afflux conséquent de pèlerins et nécessitant de ce fait un agrandissement du site. Le troisième correspondrait à l'édification du théâtre et à l'apogée de Tintignac-Naves au 2° siècle. Enfin, au 4° siècle, le site de Tintignac aurait été volontairement incendié, potentiellement par les premiers évangélisateurs de la région qui y auraient vu la rémanence d'un culte païen.

Sources et article complet ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Site_arch%C3%A9ologique_de_Tintignac